Catégorie : Divers

Peut-être vit-il une toute autre histoire :

En français :

– c’est juste quelqu’un qui passe. Pas besoin de paniquer

– à tout le monde : restez simplement calmes

– RESTEZ CALMES !

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Stanley Coren nous propose un article fort documenté sur comment nourrir son chien. Bon, en fait, pas tant sur « comment nourrir son chien » que sur les éléments à prendre en compte pour réfléchir à ce sujet.

PsychologyToday.com : Have dogs specifically evolved to eat bread and pasta?

Pour faire court : les chiens ne sont pas des loups. (Oui je sais, quelle surprise ah là là…) .
Les chiens ne sont biologiquement pas des loups : leurs ADN sont différents! Les chiens ont développé des gènes spécifiques pour la digestion des hydrates de carbone, de l’amidon et donc…des céréales, entre autres!
Est-ce que ça fait une différence notable? Oui !
Quand on mesure la production de composés nécessaires à la digestion de ces fameux hydrates de carbone, les chiens en développent par rapport aux loups:

  • 28 fois plus dans le pancréas
  • 5 fois plus dans le sang

Rien d’étonnant donc à ce que votre chien préfère la pizza et les pâtes : il a biologiquement évolué pour être capable de les digérer.

Nous pouvons donc sans gêne (hihi) nourrir nos chiens avec des aliments qui ne conviendraient pas aux loups. Il semble aussi exagéré, pour ne pas dire incorrect, de construire une alimentation sur mesure basée sur l’alimentation des loups. C’est à la mode de choisir le BARF (Bones And Raw Food, en français Os Et Nourriture Crue), ou encore les croquettes « sans céréales ». Je pense que c’est tout à fait possible de choisir la nourriture de son chien selon des critères qui ont un sens pour nous et pas forcément pour d’autres, et si votre chien aime ça, que vous aussi, et qu’il n’est pas pour autant plus faible ou malade, je n’y vois personnellement pas de problème.

Quoique… le même Stanley Coren nous informe que d’autres études laissent à penser que la mode des aliments crus serait statistiquement mauvaise pour nos chiens.

De quoi réfléchir, avant le prochain remplissage de gamelle…

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Pour ceux qui me connaissent, ce titre a de quoi rendre perplexe : que vient faire un « champion d’obédience » dans ces pages ?

Tout simplement, je continue à conseiller à l’adoption un chien qui sera le compagnon parfait pour certaines familles. Pour le même prix qu’un chien de race, vous aurez :

  • un chien propre dès le premier jour
  • un chien qu’on n’a pas besoin de nettoyer
  • un chien jamais malade (quoique…)
  • un chien toujours disponible
  • un chien qui obéit immédiatement à la moindre demande
  • un chien qui vous suit partout quand vous le voulez
  • un chien qui va recharger ses batteries régulièrement sans embêter quiconque
  • un chien qui n’a pas besoin d’aller se promener
  • un chien qui n’a pas besoin d’aller rencontrer des congénères, il n’est pas social
  • un chien qui n’a peur de rien
  • un chien qui ne coûte rien en alimentaion
  • un chien supermignon super-kawaii

Là encore, ceux qui me connaissent savent que je ne plaisante pas…malheureusement.

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Je lisais un commentaire sur le réseau asocial dont le nom commence par F… , et ça m’a fait réagir :

Quand je vois la lumière que ma chienne a dans les yeux quand je prends la pochette de récompenses, je n’ai aucun doute que ce n’est pas indispensable, mais très plaisant pour toutes les deux…

Alors voilà :

Dessin Bouffe=Came
Quand manger est une addiction…

Quand je vois la lumière dans les yeux de l’addict à qui on tend sa came, je n’ai aucun doute sur le fait que ce soit intensément plaisant pour deux. L’addict pour sa récompense immédiate, pour le dealer aussi d’ailleurs.

Aujourd’hui je refuse de jouer le rôle du dealer, c’est ma petite victoire sur l’addiction, la nôtre à nous humains, qui peut nous pousser à monnayer la came.

Parce qu’il ne faut pas se leurrer : si la récompense est donnée seulement selon des critères de performances (de performer, faire) alors on en fait l’objet d’une transaction.

Si la récompense est donnée simplement parce que on est bien ensemble, là à la rigueur on renforce le lien… Tout simplement on échange.
Je crois que la question est posée : transaction ou partage ?


Application pratique :

Dans ma petite vie avec mes gentilles chiennes de refuge trauma (chacune dans son registre), j’ai décidé de simplement partager mes croûtes de fromage comme ça, sans règle, simplement parce qu’à cet instant on est tous les 2,3,4 dans la cuisine en même temps.
Je crois que je suis passé de « Je t’aime si… » à « Je t’aime…tout court ».

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Cette semaine, une toute première session avec Sylvie et Nice qui apprennent à évoluer ensemble.
Quelques extraits choisis et commentés dans la vidéo…

 

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What est notre première élève, volontaire, pour tester le cours de chant canin, d’Ethique et Chiens…

Sur un air pas trop symphonique de « sonnerie de téléphone filaire », une improvisation vocale de What.

Si on parvient à motiver d’autres élèves, on commercialise le cd « Wouf Wouf Songs ». Intéressé à participer?

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What est arrivée il y a un an chez nous, au milieu de 2 autres chiennes. Elle boulottait du tissu. Elle avait une « réactivité » face aux congénères (je n’entrerai pas dans le détail). Elle a mordu deux fois chez nous. Nous avons continué à lui présenter des chiens (pas n’importe qui, pas n’importe comment). Elle ne connaissait pas les balades et avait peur de l’environnement et des humains. Nous avons fait de courtes balades (pas n’importe où).

Il y a eu des périodes d’apaisement pour elle et nous, puis subitement davantage de « réactivité ».

Nous avons douté, énormément, et essayé de la placer en famille sans autre chien (mais qui veut d’un chien compliqué?). Notre autre chienne, d’une sensibilité à fleur de peau, qui a peur des congénères, s’est faite mordre par What. Elle a vécu des moments de peur intense, déclenchant des crises d’épilepsie.

Séparation du jardin en deux, réorganisation à la maison, et du calme, de l’écoute et de l’amour… (accessoirement aussi de la bouffe en grande quantité, What avait eu « l’habitude » d’avoir faim dans sa famille précédente).

Hier, avec un croisé labrador/rott d’amis que nous avons en garde 10 jours (qui voit peu de chien et ne comprend pas tout bien 😉 What A eu un COMPORTEMENT DE JEU! Maladroit, et bourrin, ok. Mais du JEU!

Elle a aussi montré cette semaine qu’elle pouvait faire « la police » : le labrador essaie de chevaucher souvent une autre chienne, et What va engueuler le gros, puis s’en va.

Merci à Odin d’être venu en vacances chez nous et d’être un révélateur!

Pas de protocole, pas de cage, pas de médicament, pas d’obéissance, pas de « tricks », pas de clicker, pas de récompenses, aucune redirection comportementale apparente, et pourtant… Ce petit « miracle » est le fruit d’un « simple » ajustement de notre part et d’une volonté de sécuriser What, de lui redonner confiance, de l’apaiser. TEMPS, PATIENCE, DOUTES, remises en question au quotidien, encore aujourd’hui, et encore demain.

Le lien qui nous attache, elle et nous, est très fort, elle est attentive à nous et semble en pleine confiance.

Et je ne vous parlerai pas de nos deux autres chiennes avec d’autres imposantes problématiques, avec lesquelles il faut aussi tricoter des ajustements au quotidien 🙂

La « rééducation comportementale », ce peut être fait simplement …Seules comptent l’envie et les compétences d’un animal humain bienveillant à s’ouvrir à la rencontre et à l’authenticité d’un animal non-humain.

Certains protocoles de rééducation (testés autrefois!), quelquefois généraux, souvent pas assez généreux, procéduriers et dans l’urgence, ne sont-ils pas parfois des obstacles à cette rencontre interespèce et éventuellement des freins à la résilience?

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Passoa est une lévrier espagnole, une « Galga ». Nous l’avons adoptée via une association qui permet à des galgos d’être adoptés en France après avoir été recueillis dans un refuge en Espagne, pour la plupart après des maltraitances dont l’horreur frôle l’inconcevable.

Passoa me semble être une mascotte tout à fait adaptée pour représenter ma vision de l’éducation canine, et plus généralement de l’éthique de respect mutuel que je veux promouvoir dans les relations entre humains et chiens, et plus généralement entre humains et animaux non-humains.

Elle a, comme de trop nombreux galgos, souffert de l’attitude parfois barbare d’humains indignes. Je ne sais pas si elle a été torturée à l’instar de nombre de ses congénères, je ne le saurai jamais. En tout cas, à son arrivée, Passoa ne savait pas faire confiance aux humains, ni ne semblait trouver un intérêt quelconque à notre compagnie et notre lieu de vie. Manifestement, une vie de chienne libre et autonome lui semblait plus appropriée ! Depuis elle a quand même trouvé que le confort des canapés et l’abri de la pluie en hiver sont des arguments sympathiques pour rester auprès de ces bizarres bipèdes … ceci dit, il serait aujourd’hui encore totalement irresponsable de la laisser « en libre » hors de la maison.

Et c’est là qu’intervient la seconde facette de Passoa : c’est une lévrier !
Pour qui ne connaît que les races de chiens de travail ou de berger, rencontrer un lévrier et en avoir les mêmes attentes est … disons … une expérience révolutionnaire de remise en question. Non, un lévrier (j’en ai 3 à la maison) ne cherche pas à se « rendre utile » . Un lévrier, c’est un chien à 2 positions seulement, « on » et « off » .
« Off », c’est un sportif de canapé, qui ne demande qu’un maximum de confort et de sécurité, qui n’accorde sa confiance que du bout des pattes avec les étrangers, d’une gentillesse inconditionnelle avec ceux qu’il choisit, et d’une douceur incroyable envers les humains.
« On », c’est un état d’excitation maximale, une déconnexion totale du cerveau cognitif en mode prédation, et une vitesse de déplacement hallucinante qui surprend. Récemment, une amie comportementaliste faisait la réflexion suivante : « Tu devrais apprendre à lâcher ta chienne, si elle se balade à 30m c’est pas grave ». Eh bien, 30m, Passoa les parcourt en … 1,8 secondes ? La route qui passe à 300m, elle la traversera dans 18 secondes si elle croit avoir vu une ombre se déplacer plus loin. Il en faut du « courage » pour détacher un lévrier dont la volonté de rester près de l’humain est sans cesse remise sur la balance coûts/bénéfices !
C’est un magnifique cadeau que me fait Passoa quand elle décide, sans que je la rappelle, de revenir vers moi dans un galop sautillant. Si je la rappelle, je perçois distinctement son « et j’y gagne quoi, moi, à revenir maintenant ? » .

Bref, vivre avec un lévrier, c’est comprendre toute la capacité d’autonomie, d’auto-détermination du chien, et que s’il souhaite collaborer avec les humains, il est aussi capable de choisir comment et quand. C’est comprendre que, en tant qu’humain, il est difficile de justifier de brider inconséquemment la liberté d’expression d’un chien. Bien sûr, il est des règles auxquelles la vie en société humaine impose de se soumettre sous peine de conséquences pénibles, voire désastreuses. Passoa a appris à patienter pour sortir ou rentrer dans le jardin (si, si, les premiers mois elle m’aboyait dessus de son cri suraigu pour me faire bouger…) , elle a appris à respecter le chat de la maison même s’il ressemble à un lapin, et tout un tas de choses encore, dont les promenades en semi-liberté munis d’une longe de 15m quand on sort ensemble du jardin.
Ce dont je suis fier aujourd’hui c’est que tout cela, elle l’a appris en toute indépendance grâce à mes indications et à son rythme, et pas grâce à un quelconque contrôle que moi, humain, j’exerce sur elle.

J’ai dû apprendre à lui faire confiance autant qu’elle à moi.
Nous avons dû apprendre à communiquer, chacun vers l’autre, mûs par désir ou bien par nécessité.

Merci, Passoa, de m’avoir fait prendre conscience que rien de ta part ne m’est dû. Tu m’as permis de changer de cap en matière d’éducation canine, et humaine.

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Nous sommes heureux d’annoncer que les prestations d’éducation canine d’Educaplus sont désormais ouvertes à tous à travers l’association loi 1901 Éthique et chiens , en Savoie.
Notre objectif est ainsi clairement défini : faire bénéficier au plus grand nombre de prestations éducatives modernes et de notre approche respectueuse éco-logique .

Contactez-nous sans hésiter !

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Séances de clicker lors d’un après-midi pluvieux avec nos 3 chiens :

  • Passoa, Galga de refuge venue d’Espagne, pleine d’émotions et d’énergie!
  • Mara, Galga rescapée de mauvais traitements en Espagne, hyper sensible et traumatisée humains
  • Amtaro, Akita Inu de 11 ans, éduqué en méthode coercitive devenu récemment adepte du positif!

Une sonnette a été attachée à l’arbre à chats. But du jeu : pour Passoa, sonner pour attirer notre attention plutôt que de grignoter le panier du chat…pour tous, la future sonnette qui sera disposée devant la porte du jardin destinée à sauvegarder les vitres des attaques de papattes sales.

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