Catégorie : Lu ailleurs

Etre « stressé » c’est quand le corps sécrète de l’adrénaline. Cela peut être pour des raisons agréables ou désagréables, dans tous les cas, c’est de l’adrénaline.
L’adrénaline, c’est bien, c’est efficace, ça fait partie de la vie…et ce n’est pas sans inconvénients !
L’article suivant expose quelques réflexions autour du stress et de ses conséquences importantes sur les comportements.

https://belgiandogblog.wordpress.com/2018/03/18/adrenalise/

Bonne lecture!

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Merci à Nadine Chastang de nous faire partager cette courte vidéo de chiens qui jouent…calmement!

 

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UN RAPPORT SUR LA CONSCIENCE ANIMALE

Et une Bande Dessinée !

Des experts de disciplines aussi diverses que variées se sont regroupés afin de produire un rapport exhaustif tant au niveau scientifique que philosophique sur la conscience animale.
http://www.inra.fr/Grand-public/Sante-des-animaux/Tous-les-magazines/La-conscience-animale-en-BD

BANDE DESSINÉE

On peut en prendre connaissance sous la forme d’une sympathique et courte BANDE DESSINÉE !
http://www7.inra.fr/phototheque/La_conscience_animale/index.html

L’INRA est un institut très sérieux. Ce ne sont pas non plus des anges, on y trouve par exemple des fermes expérimentales d’élevage de races de bovins « à viande » pour la consommation.

Alors si même eux le disent : clairement, les animaux ont une conscience.

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Bonjour à tous, voici de la lecture…oui l’article est long. Mais Isabelle, consoeur éducatrice, et éleveuse, est bavarde…et surtout partage notre éthique et connaît l’éthologie canine, et a une expérience de folie. Son savoir, qu’elle partage généreusement avec tous, est extrêmement pertinent.

Une lecture indispensable à tous les humains compagnons de chiots…

Alors asseyez-vous, prenez votre amour à 4 pattes près de vous, et prenez le temps de comprendre ce qui se joue avec votre chiot et futur chien. Un chien a des besoins spécifiques et universels!

http://valcreuse.fr/les-negligences-et-les-erreurs-se-payent-cher/

Et n’hésitez pas à visiter son blog…plein d’autres articles, les plus pertinents que vous trouverez, sur le chiot et le chien.

Très bonne lecture!

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Aujourd’hui une proposition simple du Dr. vétérinaire Antoine Bouvresse pour sortir les chiens très réactifs au collier de la spirale négative où la promenade entraîne une plus grande réactivité, ou bien la grande réactivité empêche la promenade, donc menace l’équilibre du chien.

Au passage, une explication sur ce qu’est vraiment une laisse « lasso », et contrairement à ce que certains magasins vendent, ce n’est pas un collier étrangleur géant!

A partager sans modération auprès des promeneurs de chiens de refuge : respecter les difficultés des chiens réactifs n’est pas incompatible avec les sortir en promenades…

http://veterinaire-comportement.blogspot.fr/2018/01/collier-pour-les-chiens-reactifs-ma.html

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Sur la nécessité de bienveillance, et de prise de conscience de notre réelle relation à l’animal, et au chien en particulier :

nous vous présentons ici un article du Dr Vétérinaire Isabelle Vieira, paru le 22 décembre 2017 dans la Semaine Vétérinaire.
Il reprend de nombreux thèmes qui nous tiennent à coeur.

Mon chien, mon ami – par le Dr. Vétérinaire Isabelle Vieira

 » Les défenseurs des animaux ne sont pas des hypersensibles larmoyants, mais au contraire, les pionniers d’une nouvelle conscience « , dit Dominique Lestel, philosophe et éthologue. Malheureusement, peu de traduction concrète et trop peu de prise en compte de la sensibilité animale me font réagir à ce jour. À l’heure de l’émergence de cette nouvelle conscience, les pionniers se font rares.

Aujourd’hui, plusieurs constats se bousculent et s’entrechoquent. Concernant l’espèce Canis familiaris, notre plus proche ami animal, les chiffres parlent. La France a connu une chute du nombre de chiens alors que les bénéfices de la présence d’un chien sur la santé, le développement personnel et l’efficacité au travail ont été démontrés. On assiste à un frêle changement des méthodes éducatives traditionnelles, basées sur la subordination, malgré une multitude d’études scientifiques sur le bien-être animal et une prise de conscience collective de l’importance des émotions. Enfin, on note toujours autant d’abandons et de morsures malgré des progrès dans la prise en charge des refuges, de multiples initiatives de formations (Seevad , Dog Revolution, Animal Friendly, Centre du bien-être animal, Animalin, Animal University, etc.), l’émergence des pratiques du medical training, des dispositifs pédagogiques innovants, des applications numériques et des programmes destinés à l’enseignement de la communication animale auprès des enfants (Peccram ), des réflexions pluridisciplinaires et sociétales (Vetfuturs) autour de l’avenir de l’écosystème vétérinaire-client-animal, dont on ne peut que se réjouir.

Nous, vétérinaires, devons absolument être interpellés sur cette question et attentifs à en analyser les causes. Nous sommes les premiers interlocuteurs de tous les nouveaux propriétaires de chiot. Nous bénéficions d’une forte crédibilité concernant nos compétences médicales. Notre caution scientifique est assurément un levier. Mais une récente enquête OpinionWay a révélé que si le vétérinaire est le référent principal en santé animale, il est, à regret, souvent absent des débats sur la relation homme-animal. Sommes-nous suffisamment attentifs à notre image de protecteurs des animaux ? Osons-nous poser collectivement la question sans rester chacun dans nos tours d’ivoire !

Dans ma pratique quotidienne, majoritairement consacrée au comportement depuis 20 ans, après des milliers d’évaluations de chiens depuis presque 10 ans (loi de 2008), j’entends toujours autant d’erreurs et de contresens éthologiques et je constate les effets délétères des mauvais conseils dont sont victimes les propriétaires de chiens. Un chien tirant sur sa laisse accrochée à un collier étrangleur, un chien jamais libre, un chien laissé dix heures seul, un chien totalement isolé de ses congénères, un chien saccadé au collier quand il flaire le sol, un chien en permanence dans son jardin, un chien renvoyé sèchement à son panier, sont autant de situations banales de violence ordinaire involontaire infligée à l’espèce canine, sans que les humains aient vraiment conscience de son effet durablement tragique sur la santé mentale de l’animal. Où sont les cinq libertés fondamentales qui définissent le bien-être ? Dans d’autres pays développés, les chiens sont sortis librement dans des parcs publics, fréquentent un centre de loisirs pour chiens, se promènent et jouent en groupe, et bénéficient d’activités éducatives positives avec des clickers et des friandises pour répondre tout simplement à leurs besoins de chiens. Nous sommes très en retard, avec des pratiques éducatives d’un autre âge, des réponses toujours plus répressives, et un nombre record de morsures !

Le problème de fond vient, en partie, de ce que le chien, étant l’espèce domestique par excellence, vivant dans la maison avec sa famille humaine qui lui apporte le gîte et le couvert (parfois très luxueux), dort à ses côtés, veille à sa santé, à son alimentation et à son hygiène, la société renvoie l’idée qu’il est un animal privilégié (comparativement à certains humains défavorisés), donc forcément bien traité. Cette vision angélique du statut du chien, entretenue par l’industrie des animaleries qui regorgent d’accessoires pour chiens, fait fi d’une réalité moins épanouissante pour nos amis canins, celle d’un animal captif, dont le bénéfice à l’homme est unilatéral, et dont l’évaluation objective de la qualité de vie est absente dès lors qu’il donne toute satisfaction à ses maîtres. Les propriétaires se donnent bonne conscience par une autorité aléatoire, détrempée de culpabilité, d’une touche de permissivité et d’un léger mélange de récompenses et de punitions, bref le pire des cocktails. Ils l’aiment mais se dé- douanent volontiers en cas de problème comportemental et le taxent de tous les torts : « Il comprend qu’il a mal fait, il sait qu’on n’est pas content de lui, il nous défie, il écoute quand il veut, il est têtu et dominant… » Et si les enfants ne peuvent plus courir autour du panier du chien et se vautrer dessus, si le chien ose exprimer son inconfort en grognant, on se sépare du chien au nom du principe de précaution… Non, ce n’est pas une caricature, cette logorrhée de clichés et de réponses punitives stéréotypées sont mon quotidien professionnel.

Je pense que conseiller un harnais au lieu d’un collier étrangleur ne prend pas de temps en consultation. Je pense que les balades canines en groupe, qui créent du plaisir et préviennent les conflits, sont plus utiles et moins chères qu’une gamelle connectée. Je pense que caresser son chien est plus fécond que spéculer sur l’animal communiquant. Je pense que recommander toujours plus d’autorité est malsain et source de malheur pour nos patients et leurs maîtres. Je pense que le seul débat économique, sur le temps et la rentabilité immédiate de la consultation, est générateur de stress chronique pour l’animal et pour le praticien.

Soyons critiques vis-à-vis de la perception que nous avons de l’animal familier, de notre vision ancestrale du concept d’obéissance souvent réduit à une liste d’interdits moraux sans que l’on prenne la peine de satisfaire les besoins du chien et d’assurer son épanouissement.

Soyons capables d’envoyer unanimement un carton rouge aux clubs de dressage encore très répandus qui utilisent des colliers étrangleurs, à pics, électriques, antiaboiements, antifugue, car certains chiens sont définitivement meurtris! Mais d’abord, à quand l’arrêt de la commercialisation de ces outils de torture dans nos centrales d’achat ?

Il faut que la profession vétérinaire prenne le temps d’un tournant culturel et d’une réflexion sur sa capacité à s’associer humainement avec ses clients autour de l’intégration du chien dans la famille, autour de concepts modernes et déontologiques : le chien est un être sensible, un ami intelligent qui éprouve des sentiments, manifeste du stress, et possède une formidable capacité à coopérer avec l’homme. Il est urgent de repenser notre concitoyenneté avec nos animaux familiers. Et il n’est ni irréaliste ni déplacé de vouloir faire de notre profession le moteur de cette mutation vers la bienveillance.

Le chien dans son animalité domestique est dépositaire d’une part de notre humanité animale. Le chien est une chance pour l’homme (et pour le vétérinaire) ! Il questionne, au travers de domaines disciplinaires variés, la redéfinition de l’homme comme animal humain.
Aussi, révolutionner notre approche du chien, revoir notre posture envers le chien, lever collectivement les injustices faites aux chiens, est à la fois nécessaire et possible si nous mutualisons toutes les forces scientifiques, pédagogiques, associatives et si nous savons recréer du vivre-ensemble et transformer en profondeur notre rapport au chien.

Notre beau métier gagnera en visibilité à développer davantage l’empathie et les méthodes positives validées, particulièrement bénéfiques pour l’éthique générale, le ressenti des clients et leur fidélisation, la prise en charge globale et la réduction de l’accidentologie en milieu vétérinaire, enfin la satisfaction personnelle et professionnelle. Cette évolution vers une conversion profonde de notre regard au chien fera l’objet d’un grand “forum de la bientraitance”, organisé par la Seevad en 2018.

Si « se soucier du monde sauvage, c’est faire progresser la civilisation », comme on a pu le lire récemment dans les colonnes du Libé des animaux, se soucier de mieux traiter le chien domestique, c’est faire progresser assurément toute la profession vétérinaire.

Nous vous remercions d’avoir pris le temps de lire jusqu’ici.

Mais le clicker, les friandises?

Ceux qui nous connaissent ont eu le temps de s’interroger sur un point du texte, concernant le clicker et les friandises.
Oui, nous pensons que l’utilisation de ces leviers d’apprentissage est malvenue dans notre relation à l’animal.
Oui, nous pensons qu’approcher notre relation à l’animal, au chien, sous l’angle du contrôle, du « Je vais t’apprendre à t’amuser, à travailler », est incompatible avec notre vision éthique qui place le respect de l’Autre au centre de nos valeurs, dans toute son altérité, c’est-à-dire de tout ce qui fait qu’un chien est un chien et pas un humain, et vice-versa.
Cependant, nous relayons cet article car il est le reflet d’une toute nouvelle orientation de la profession vétérinaire, qui va clairement dans le bon sens, car nous aussi nous pensons que :

révolutionner notre approche du chien, revoir notre posture envers le chien, lever collectivement les injustices faites aux chiens, est à la fois nécessaire et possible

Merci à vous de relayer ces textes et leur esprit autour de vous.

L’article original est reproduit ci-après en images.

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Nous vous recommandons toujours de dire à votre chien ce qui va se passer. Quelques situations : « Je pars », « Je t’attache », « Je te prends la patte », « Je reviens » … Un simple signe de la main peut être suffisant, je pratique le petit « hello » main levée couramment.

Cette technique est scientifiquement validée par le projet « Pulse project » dont voici ci-après une vidéo correspondante.

On mesure le stress d’un chien, comme pour l’humain, de façon assez directe par la prise de son rythme cardiaque (son pouls, « pulse » en anglais).

La vidéo associée montre très clairement :

  • signe de la main avant de partir : baisse du pouls, soit baisse du stress
  • pas de communication avant de partir : augmentation du pouls, soit augmentation du stress

Il existe une vidéo correspondante ci-dessous. On voit très clairement que lorsqu’on ne prend pas la peine de communiquer avec le chien le pouls augmente, soit le stress augmente. Et qu’un simple signe de la main permet au pouls de rester stable ou de diminuer, soit le stress diminue.

Vidéo © The Pulse Project

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Nous vous recommandons toujours pour approcher un autre chien de suivre une trajectoire en courbe. C’est d’ailleurs pour cela que nous vous proposons un travail en longe pour la rencontre de congénères afin d’apprendre à réaliser cette approche.

Cette technique est scientifiquement validée par le projet « Pulse project »  dont voici ci-après une vidéo correspondante.

On mesure le stress d’un chien, comme pour l’humain, de façon assez directe par la prise de son rythme cardiaque (son pouls, « pulse » en anglais).

La vidéo associée montre très clairement :

  • approche du chien en courbe, pas en ligne droite : baisse du pouls, soit baisse du stress

Il existe une vidéo correspondante avec une approche en ligne droite. On voit très clairement que le pouls augmente, soit le stress augmente.
Attention, certaines races de chiens sont plus susceptibles de présenter une approche très directe d’un autre chien. A leur humain de leur apprendre la politesse, et d’éviter une « charge ».

Vidéo © The Pulse Project

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Nous vous recommandons toujours de :

  • arrêter les jeux de lancers (balles, bâtons, etc… )
  • jeter des croquettes ou des friandises à terre pour calmer votre chien

Ces techniques sont scientifiquement validées par le projet « Pulse project »  dont voici ci-après une vidéo correspondante.

On mesure le stress d’un chien, comme pour l’humain, de façon assez directe par la prise de son rythme cardiaque (son pouls, « pulse » en anglais).

La vidéo associée montre très clairement :

  • activité de lancer : augmentation du pouls, soit augmentation du stress
  • activité de recherche olfactive, même simple : baisse du pouls, soit baisse du stress

Vidéo © The pulse project

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Le chien qui se bat est en échec total, car l’agression est ce qu’il passe une grande partie de sa vie à éviter en… communiquant.  (Il communique pour d’autres sujets aussi bien entendu!)

Voir des chiens se bagarrer devrait alors susciter en nous de l’empathie et une sérieuse remise en question, car nous sommes responsables de la sécurité et du bien-être de nos compagnons!

Conflits entre chiens : 3 préjugés dangereux

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